LA PASSION DU MOYEN AGE

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 Guillaume Tell

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Le Maître d'Armes

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MessageSujet: Guillaume Tell   Mer 31 Aoû 2011 - 10:37

- Par Friedrich von Schiller en 1818

Arrow http://books.google.com/books?id=V5ETAAAAQAAJ&dq=Guillaume%20Tell&hl=fr&pg=PP7#v=onepage&q&f=false

Citation :
La lecture d'un tel ouvrage doit être celle de tous les Suisses. Dès long-temps la plupart d'eutr'eux ont pu en apprécier la beauté j; aujourd'hui je présente aux autres la possibilité de le faire. Ce n'est, il est vrai, qu'une ombre que je leur offre , mais c'est l'ombre d'un trop beau modèle pour qu'elle ne soit pas digne encore d'attirer les regards. Que tous donc, sans distinction de langues, lisant ce poème admirable, apprennent à connaître quelle aété l'origine de leur indépendance et de leur bonheur !

Mais ce grand tableau, où se trouvent peints avec tant d'énergie les vieux temps et la vieille Suisse, ne produirait-il aucune impression sur ïios cœurs? Non. II doit avoir quelque influence sur notre état present. — Il y a un pas à faire. Il y a quelque chose à détruire, il y a quelque chose à recréer. Il faut que ce noble feu, qui embrasait les fondateurs de notre indépendance, ranime ses flammes languissantes et réchauffe nos cœurs.

Pour produire de tels effets, peut-être sufÊrait-il d'attirer fortement l'attention sur l'ceuvra de génie dont je donne aujourd'hui la traduc^ lion fidèle. Mais le but est trop important poaf négliger aucun moyen de succès. Je vais donc profiter de cette occasion naturelle pour meurt au jour en peu de mots quelques pensées, quelques sentimens, qui depuis long- temps occupent mon esprit.

Ce n'est qu'avec crainte que je m'avance. Je ne suis qu'un citoyen obscur. Je ne puis prétendre à la faveur que donnent une repu* tution déjà faite, ou les marques d'un grand talent. Mais qu'est-il ici besoin de ces choses? Je suis Suisse, et bon Suisse. Il y a là dé quoi suppléer à tout le reste t et je prends la parole, certain d'être écouté :

La Confédération Suisse est maintenant parvenue à un état auquel elle n'avait point atteint depuis son origine. Son étendue territoriale est accrue j le nombre de ses États est augmenté ; ses liens fédéraux sont resserrés. Toute influence étrangère est détruite. Les dernières années du siècle qui a précède celuici l'ont vue plongée dans un profond abîme; elle en est sortie, et a repris son rang parmi les peuples, plus grande et plus indépendante que jamais.

Comment donnera-t-elle des bases solides à sa prospérité ? Comment fera-t-elle pour l'accroître sans cesse ? — Voilà la grande, l'unique question ; voilà ce à quoi doivent réfléchir tous les hommes qui s'intéressent à leur patrie.

Elle ne mettra certainement pas son espoir, et ne fera pas résider sa puissance, dans ce qui fait l'espoir et la puissance des autres nations. — Comme elles, elle-ne se confiera pas dans des armées nombreuses et exercées au combat, dans de grandes ressources pécuniaires, dans l'ensemble et l'accord de toutes les opérations. Elle ne saurait avoir aucune de ces choses, et quel que soit l'ennemi qu'elle ait à combattre, elle lui sera toujours inférieure à ces divers egards. Elle ne se confiera pas davantage dans les secrets de la diplomatie, dans les ruses d'une politique qui se glisse dans les cabinets des

Princes et gagne les dépositaires du pouvoir ;

dans ces combinaisons si vante'es, qu'un rieu

peut faire échouer, et dont la poste'rité se rit

d'ordinaire. Tout cela ne saurait convénir à

des hommes libres, et la franchise helvétique

répugnera toujours à de tels moyens.

Non; ce n'est aucune de ces forces que doit

rechercher le peuple suisse. — Il doit rechercher la force des peuples libres, celle qui ■suffit pour contre-balancer toutes les autres, — la force morale, en un mot.

C'est par elle que l'Espagne s'est éleve'e! tout-à-coup comme un boulevard que n'ont pu ébranler ni les canaux souterrains de la politique, ni le torrent impétueux des armes. C'est par elle que la Prusse a chassé de son sol des légions redoutables, et a donné des lois à un ennemi plus riche, plus habile et plus nombreux. C'est par elle que l'Amérique a fait la conquête de la liberté. C'est par elle que nos pores, que trois chétives tribus des Alpes, bravèrent la puissance des plus grands Monarques, et se maintinrent libres au milieu de l'Europe asservie.
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Guillaume Tell
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