LA PASSION DU MOYEN AGE
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 Quelques expressions et leurs origines...

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Laure de Penhars
MEMBRE D'HONNEUR
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Laure de Penhars


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MessageSujet: Quelques expressions et leurs origines...   Quelques expressions et leurs origines... Icon_minitimeMar 12 Juin 2007 - 15:57

Toujours tiré du site "Châteaux celtes et chimères" Very Happy

• Fierabras était un redoutable guerrier sarrasin dans une chanson de Geste du XIIe sciècle. Son nom à donc franchi les sciècles pour devenir l'expression symbolique que nous connaissons.
• Richard coeur de Lion, le roi le plus connu de l'histoire d’Angleterre, ne résida même pas un an au total en Grande Bretagne. Il ne partlait même pas l’anglais et préférait de loin ses possessions d’Aquitaine, du Poitou et de Normandie. Mort à Chalus, il est enterré à l'abaye de Fontevraud (France) où on peut voir son gisant.
• La célèbre chanson concernant le "bon roi Dagobert" (roi des Francs de 632 à 639) date en fait de la Révolution Française et était destinée à ridiculiser la royauté. Elle aurait été inspirée par la vie mouvementée et débauchée de Dagobert.
• Au Moyen Âge, se faire traiter de bourgeois ne choque personne, puisque le mot, issu du latin burgensis, signifie habitant du bourg. Toutefois, être bourgeois ne s’applique pas au premier manant venu s’établir au bourg. Pour être bourgeois, il faut être libre et habiter le bourg depuis un an et un jour. Serfs, pèlerins et artisans itinérants n’ont pas droit au titre de bourgeois et aux privilèges qu’il confère; mais si l’on possède des maisons dans plusieurs villes, on peut se dire bourgeois dans chacune.
• Le prénom Louis provient d'un dérivé du prénom Clovis qui en germano-latin (Chlodowich ou Chlodovechus) signifiait "célèbre par ses combats".
• Les épices sont tellement populaires dans la gastronomie médiévale que leur commerce vient même baptiser les commerçants des gens qui font commerce des denrées alimentaires, les épiciers.
• L'expression "mettre la table" à l'époque médiévale avait tout son sens. Même dans les demeures les plus aisées il n'y a pas de pièce réservée aux repas. On devait donc pour pouvoir manger monter la table qui à l'époque était composée d'une simple planche posée sur des tréteaux, que l'on recouvre d'un drap de table, le «doubier».
• Le mot "Hasart" vient de l'Arabe "az-zahr" (jeu de dés), il donnera "hasard" et ses dérivés. Le " jeu de Hasart " a été rapporté des Croisades, il se joue à trois dés.
• Le mot "roman" avant de devenir la forme littéraire que nous connaissons, correspondait au Moyen Âge à la langue parlée dans certaines régions de la France par le peuple et les chevaliers. Ne connaissant souvent pas le latin, en usage pour les textes officiels, les exploits chevalresques ont été consignés par écrit au cœur d’une littérature destiné à leur usage. C’est ainsi que furent écrits les premiers romans… en roman, cette langue snobée par les ecclésiastiques.
• Au Moyen Âge, lorsqu’on versait un "pot de vin", on le faisait sous forme "liquide". L’expression qu’on utilise aujourd’hui pour décrire une somme illégalement versée à une personne influente était courante dans le vocabulaire médiéval. Mais elle s’entendait alors dans son sens littéral, puisqu’on corrompait son dignitaire avec des cruches ou des jarres de bon vin.
• À l'époque médiévale les foires se tenaient les jours de fête. On a donc pris l’habitude d’utiliser le même mot pour désigner un jour de congé et un jour de fête. Le mot latin "feriae" qui désigne les jours consacrés au repos et dont dérive notre expression "jours fériés" est aussi à l’origine des mots "foire" en français, "fair" en anglais, "ferie" et "fiera" en italien, "feria" en espagnol, et "feier" en allemand. Alors depuis l'époque médiévale on fait la fête à la foire les jours de fêtes et c'est la fiesta.
• Au Moyen Âge, l’argent est... en agrent. C’est en effet de ce métal que sont constituées les pièces de monnaies les plus courantes. La monnaie d’or n'apparaît en Europe qu’au XIIIe siècle, sous la forme de florins ou ducats d’or frappés par les marchands de Florence et de Sienne, ou encore d’écus et de louis d’or émis par les rois de France. Les pièces d'or servent à l'époque surtout aux échanges internationaux. Pour nous maintenant dans notre vocabulaire l'expression "as-tu-de l'argent ?" ne corresponds plus au fait de détenir le métal, mais aux devises en papier, voir même à la capacité de payer avec une carte de plastique ou à puce. Peut-être dirons nous un jour "as-tu des puces ?"
• Vous êtes-vous déjà demandé d’où venait la coutume russe du baiser sur la bouche entre hommes politiques ? Du Moyen Âge, bien sûr, période où le baiser sur la bouche, loin de se limiter à la sensualité, constitue dans l’univers médiéval, un geste aux fonctions multiples. Il se pratique régulièrement entre hommes de la haute société, les laïcs comme les ecclésiastiques, cela comme marque de bienvenue et d'acceptation.
• Le fammeux "V-Sign" que l'on fait avec l'index et le majeur en symbole de victoire tire son origine de l'époque médiévale . Lors de la guerre de cent ans, les français tranchaient systématiquement l'index et le majeur des archers anglais qu'ils capturaient pour les rendre inaptes au tir à l'arc. Les archers anglais sur les champs de bataille prirent bien vite l'habitude de montrer tout haut la main tendue leur index et leur majeur intactes en signe de défi.
• l'époque médiévale voit naître le trafic des reliques. Au IIIe et IVe siècles, d’étranges rumeurs circulent. On raconte que des miracles se produisent sur la tombe de vertueux personnages ayant consacré leur vie à défendre l’Église. Des aveugles retrouvent la vue, des membres tordus se redressent, des morts sont ressuscités… Seulement voilà, aller prier sur les dernières demeures des saints n’est pas toujours aisé. Aussi établit-on bientôt qu’il n’est pas indispensable de se rendre sur la tombe d’un saint pour bénéficier de sa protection et de ses bienfaits. Le seul contact physique, ou mieux encore, le contact visuel avec une partie de son corps est suffisant. Ainsi naît le culte des reliques. Les saints sont déterrés, et des fragments de leur squelette sont dispersés aux quatre coins de la chrétienté. Toutefois si on devait rassembler les fragments aujourd'hui, il y a fort à parier que nous pourrions retrouver pourrait suffisamment d'os d'un même saint pour en faire deux ou trois. Un miracle dirons nous, tout comme la multiplication des pains.
• Dans l'Angleterre médiévale, la récompense offerte pour la tête d'un hors-la-loi était la même que celle pour la tête d'un loup, soit cinq shillings. Ne vous surprenez donc pas de retrouver dans les ballades anglaises l'expression "Wolf head" lorsque l'on réfère à Robin des Bois ou l'un de ses compagnons.
• Le purgatoire est une invention de l'Église qui date du XIIe siècle. On crée donc ainsi à l'époque médiévale cette forme de banc de punition comme au hockey où le pêcheur peut peurger ses fautes et accéder éventuellement au ciel. Le purgatoire laisse une chance au pêcheur d’accéder au ciel malgré ses mauvaises actions. Sa « purge » peut être longue, dix ans, cent ans, voire mille ans. Cela laisse donc amplement le temps à ses descendants de prier pour lui ou, mieux encore, de faire des dons à l’Église pour accélérer la manœuvre. Les âmes des défunts viennent même dit-on hanter les vivants pour leur rappeler de contribuer à leur salut. Un "commerce" très lucratif pour l'église vient ainsi de naître.
• La découpe du temps : Jusqu’aux années 1100, une journée comptait huit heures. L’Église a ainsi divisé l’horaire journalier selon les huit prières récitées par les moines. Au XIIe siècle, les marchands et les savants découpent le temps à leur convenance afin de graduer les heures de la journée en parties égales. Leurs efforts aboutissent à la création d’un appareil qui bouleversera, et pour longtemps, la perception du temps, l’organisation du travail, voire la conception du monde en Occident : l’horloge mécanique dont le cadran gradué est conçu pour égrener deux cycles de douze heures. À partir de ce moment, une féroce concurrence s’engage. Qui deviendra maître du temps ? Les hommes d’Église et leurs huit heures monastiques ou les tenants de la journée de 24 heures ?
• L'expression "tenir le haut du pavé" vient de l'époque médiévale.
Cette expression désignant une condition sociale élevée provient d’une caractéristique de la rue médiévale. À cette époque les systèmes d’égouts étaient à peu près inexistants et les immondices et les eaux de pluie se déversent dans les rues. Les porcs laissés souvent en liberté s’occupent d'une partie des vidanges, mais un excédent de déchets s’amasse dans la partie centrale de la rue, creusée en sillon, canivau pour laisser couler les eaux usées. Il était de coutume de laisser la partie haute de la chaussée aux personnes les plus riches, afin qu’elles évitent de souiller leurs vêtements. Elles tenaient donc "le haut du pavé".
• Le sport la plus pratiqué par les communautés villageoises médiévales est le jeu de soule l'ancêtre du soccer-football et du rugby. Deux équipes pouvant compter plusieurs dizaines de participants s’efforcent de s’emparer d’une balle faite de cuir ou de bois et de la conduire au but constitué par une porte, un arbre, un mare ou une marque imprimée au sol. Tous les coups sont permis et le terrain n’est généralement pas délimité. Il y a souvent des blessés, parfois même des morts. On projette la balle (la soule) avec les pieds ou les mains ou encore à l’aide d’une crosse. La soule oppose souvent deux communautés voisines, une fois l’an, au moment de Noël ou d'un carnaval, sur un terrain situé à la limite des paroisses. C’est le moment de régler par le jeu les rivalités entre les villages.
• Les tournois de chevaliers du XIIe siècle sont des événements dont on décide du lieu et du jour au dernier moment. Aujourd’hui, quelques heures suffisent pour organiser une activité par téléphone ou par courriel, à l'époque médiévale il faut compter quelques semaines. On choisit les lieux de l’événement entre deux localités, un peu à l’écart des villages ou des villes : de préférence sur un vaste champ sans clôture et on monte le tout prestement.
• Les shérifs ne sont pas une invention des Western américains. Le concept provient de l'Angleterre où le pays était divisé en compté (shires) que gouvernait un shérif. Choisi parmi la noblesse ou les chevaliers, les shérifs étaient payés par le roi pour collecter les impôts et faire respecter la loi. Le plus célèbre est sans nul doute le shérif de Nothingham. Bien qu'il s'agit personnage légendaire dans la célèbre légende de Robin des bois, la ville de Nothingham en Angleterre existe pour le vrai et on y retrouve un vrai shérif.
• La forêt de Sherwood en 1200 s'étendait sur près de 80km2. C'était une des plus vaste forêt d'Angleterre. Aujourd'hui elle ne couvre à peine plus que 2km2. Robin des Bois pourrait à peine y cacher un chat.
• Frère Tuck, le mot anglais tuck désigne la corde que les moines nouaient autour de leur taille en guise de ceinture. Dans l'histoire de Robien des bois si l'office de la langue française était passé par là, on aurait appelé le bon frère Tuck le frère Ceinture.
• En anglais le mot hood dans Robin Hood fait référence au fait que Robin devait se cacher dans les bois. Hood en anglais signifie le fait de recouvrir quelque chose. On désigne courrament par hood une forme de capuchon ou capuche que les gens du peuple utilisaient à l'époque médiévale pour se couvrir la tête. On utilise encore l'expression s'encapuchonner lorsqu'il fait froid l'hiver.
• Les villes étaient bien moins moins grande qu'aujourd'hui à l'époque médiévale. la polulation des grandes villes au XIIe siècle :
Paris: 150 000, Milan: 100 000, Venise: 90 000 (capitale du commerce méditerranéen), Florence: 80 000, Bruges: 50 000 (le gouvernement des marchands), Londres: 40 000, Amsterdam: 40 000, Rouen: 30 000.
• Au Moyen Âge, «Noël !, Noël !» était un cri de réjouissance proclamé par le peuple à n’importe quel moment de l’année, pour saluer un événement heureux. Le crit Noël ! Noël pouvait donc être entendu lors d'un couronnement, une naissance, un mariage etc.
• Crier «Haro ! Haro !» sur quelqu'un signifie manifester énergiquement sa réprobation et réclamer un châtiment pour la personne en question. C'était donc le cri que l'on entendait lorsqu'un badaud se faisait couper sa bourse ou un chevalier arracher son manteau.
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Floriance




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MessageSujet: Re: Quelques expressions et leurs origines...   Quelques expressions et leurs origines... Icon_minitimeDim 8 Jan 2012 - 17:57

Merci, Laure, pour ces renseignements tres intéressants. Il est vrai qu´au sens strict du terme, l´épicier est le marchand d´épices mais de nos jours, plus personne ne l´emploie au sens propre.
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Laure de Penhars
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Laure de Penhars


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MessageSujet: Re: Quelques expressions et leurs origines...   Quelques expressions et leurs origines... Icon_minitimeMar 10 Jan 2012 - 19:27

C'est pas faux ! Wink

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Floriance




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MessageSujet: Re: Quelques expressions et leurs origines...   Quelques expressions et leurs origines... Icon_minitimeMar 10 Jan 2012 - 23:20

C´est vrai que de nos jours une épicerie n´est plus un lieu oú l´on trouve seulement des épices mais la plupart des produits alimentaires connsommés couramment .
En fait, je crois que le terme contemporain "épicerie" désigne un magasin d´alimentation nettement plus petit qu´une grande surface . ce que l´on trouve dans les villages par exemple.
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Séb de Flandre

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MessageSujet: Re: Quelques expressions et leurs origines...   Quelques expressions et leurs origines... Icon_minitimeMer 27 Juin 2012 - 22:38

C'est bien cela. Aujourd'hui on appelle "épicerie" un petit maasin d'alimentation gnérale.
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MessageSujet: Re: Quelques expressions et leurs origines...   Quelques expressions et leurs origines... Icon_minitime

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