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 ART HERALDIQUE d'après l'Encyclopédie DIDEROT et d'ALEMBERT

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Alexis (Admin)
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Alexis (Admin)


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ART HERALDIQUE d'après l'Encyclopédie DIDEROT et d'ALEMBERT Empty
MessageSujet: ART HERALDIQUE d'après l'Encyclopédie DIDEROT et d'ALEMBERT   ART HERALDIQUE d'après l'Encyclopédie DIDEROT et d'ALEMBERT Icon_minitimeMer 4 Avr 2007 - 18:28

Blason ou art héraldique.
Encyclopédie Diderot & D’Alembert


L’origine des armoiries est très ancienne. On s’était fait des armes offensives, & des armes défensives.
Les armes défensives étaient des boucliers qu’on opposait du bras gauche pour parer les coups portés par l’ennemi ; ces boucliers étaient d’un cuir bien apprêté, couverts de lames de fer ou d’airain, pour résister aux sabres, aux masses, & autres instruments de guerre.
L’usage de ces boucliers devint si fréquent par son utilité, qu’il n’y eut pas un homme qui fit profession des armes, qui n’eût son bouclier. Il vint un temps où, pour se faire distinguer dans la mêlée, on peignit sur son bouclier quelques figures de fantaisie, sans rien y déterminer pour les couleurs, sans conséquence pour la postérité, ni pour les successions dans les familles. Il fut libre à chacun de prendre telle figure qu’il voulait, jusqu’au onzième siècle, que l’empereur Frédéric Barberousse établit des règles, dont l’exécution fut confiée à des hérauts, juges en cette partie. Alors les figures peintes sur les boucliers passèrent à postérité ; mais ce qui acheva de donner au Blason la forme d’un art, ce fut le voyage que le roi de France Louis VII dit le Jeune, fit en 1147, pour recouvres les saints lieux.
Ce pieux roi se croisa avec plusieurs monarques chrétiens de différentes nations, qui prirent tous la croix de formes & de couleurs différentes. Il se fit de si belles actions dans cette guerre, que les descendants de ceux qui s’y signalèrent, songèrent à en perpétuer la mémoire ; & ce fut ainsi que s’introduisit la succession des armoiries dans les familles.

C’est à l’empereur Barberousse qu’on doit les règles de l’Art héraldique, ou de la science du blason ; elles naquirent au milieu des tournois qu’il inventa en 1150 & 60, pour exercer la noblesse en temps de paix, afin de la tenir toujours prête à combattre, lorsqu’il en ferait besoin.
On n’admit à ces jeux militaires & publics, que des personnes d’une qualité remarquable, & l’on régla les pièces qu’elles devaient porter sur leurs boucliers, afin que l’on reconnut plus facilement leur noblesse. Une cérémonie suivait l’admission au tournoi ; on était conduit au son des fanfares & des trompettes, en un lieu destiné pour poser & attacher le bouclier : ce lieu était ordinairement le château d’un grand seigneur, ou le cloître de quelque célèbre abbaye.
On appelait cette exposition faire fenêtre ; & les boucliers ou écussons de tous les chevaliers reçus pour le tournoi, tant en assaillant qu’en défendant étaient exposés, afin qu’il fût permis à chacun de les aller reconnaître, & de faire des plaintes contre ceux à qui ils appartenaient, s’il y en avait à faire. Si la plainte était grave, il fallait y satisfaire ou être exclus du tournoi.
Ces fanfares et ces sons de trompettes, qui déclaraient la noblesse du gentilhomme, donnèrent en même temps à l’Art héraldique le nom de Blason.
Un gentilhomme qui s’était trouvé plusieurs fois à des tournois, pouvait l’indiquer par deux ou plusieurs cornet qu’il mettait en cimier sur son heaume ; & lorsqu’il se présentait à un autre tournoi, il ne fallait pas d’autres preuves de noblesse pour y être reçu, l’usage en subsiste encore dans les maisons de Bavière, d’Erpach, & quantité d’autres familles allemandes.
Blasen signifie en allemand sonner ou publier, d’où l’on a fait le mot Blason.
Celui d’armoiries vient des boucliers qui, portés par les gens de guerre, leur servaient d’armes défensives.
Et l’on a dit l’Art héraldique, parce que cet art était l’étude des hérauts qui anciennement se trouvaient à l’entrée de la barrière du tournoi, & y tenaient registre des noms et des armes des chevaliers qui se présentaient pour entrer dans la lice. Ce sont eux aussi qui au commencement de l’établissement des armoiries, en nommèrent, composèrent et réglèrent les pièces ; & dans la fuite, lorsque les souverains récompensèrent du titre de noble les belles actions de quelques-uns de leurs sujets, ils laissèrent à ces hérauts le soin d’ordonner les pièces des écussons des nouveaux ennoblis.

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